vendeuse en boulangerie : mon nouveau travail !

Je vais commencer cet article par vous dire que j'aime énormément mon travail, il y a des aspects qui me gênent et qui ne correspondent pas à mes valeurs, et c'est princilement ça que je vais développer, mais très honnêtement, mon travail me plaît énormément, et voilà ^^, je voudrais pas que vous en doutiez après cet article :)

 

vendeuse en boulangerie : mon nouveau travail !

L'envie de retravailler

J'avais décidé depuis longtemps que quand mes enfants auraient tous les deux passés la classe étape du CP, je penserais à m'épanouir professionnellement. Donc à l'entrée en CE1 de mon loulou en septembre dernier, j'ai commencé a chercher du travail, mais je vous avoue que lorsqu'on a pas travaillé pendant des années et que notre diplôme, qui en plus de remonter à des années lumière n'a pas tellement de valeur aux yeux des patrons... et oui, je suis allée jusqu'au bac pro, mais je ne me suis pas présentée à l'examen pour des raisons personnelles mon petit BEP vente archaique ne suffit pas pour avoir été rappelée... quand enfin, fin mars, je suis tombée sur cette annonce sur leboncoin.

L'annonce et prise de contact

Lorsque je suis tombée sur l'annonce, je n'ai pas hésité très longtemps avant de postuler, la boutique a côté d'un château très réputé et le tout à moins de 3 kilomètres de chez moi.

Je suis le genre de nana timide à l'extrême et quand j'ai vu qu'il n'y avait pas de contact par courriel, j'ai été très mal à l'aise. Mais l'annonce datait du matin même, je ne voulais pas rater ma chance. J'ai donc eu le responsable de la boutique au téléphone, qui m'a proposé de passer déposer mon CV dès le lendemain, après quelques questions pour mieux cerner si je correspondait à ses attentes.

Entretien d'embauche

Alors.
Je ne sais pas si je peux appeler ça un réel entretien d'embauche puisque je devais apporter mon CV à 10h30 à la gérante de la boutique, et qu'à 10h34, je remontais dans ma voiture ^^
C'était vraiment très étrange parce que le premier contact à été très froidement chaleureux. C'est bizarre, c'est bien ce que je disais. Je suis tombée face à une femme aimante de son métier et avec le désir de trouver quelqu'un de "parfait" pour le poste, mais également blasée de ses journées fatiguantes et de n'avoir eu que trois candidatures pour deux postes en extra pour la saison. Dont une qu'elle a refusé parce que son apparence ne lui plaisait pas, trop maquillée, trop féminine. Je ne saurais donc jamais si j'ai obtenu une journée d'essai pour mes compétences sur le papier, ou par dépit.

 

Collègues

J'ai passé ma journée d'essai avec ma collègue A. avec qui ca a tout de suite accroché. Je n'ai d'ailleurs pas compris moi-même parce que la plupart du temps, je ne m'entends pas avec les femmes dans le milieu professionnel, et avec elle, c'est tout de suite passé.
Aujourd'hui, je considère que c'est une très jolie rencontre, et je sais d'ores et déjà que nous allons garder contact.

La demoiselle embauchée en même temps que moi pour la saison est également une jolie rencontre, mais elle est très différente de moi. Elle est très dynamique et exhubérante alors que je suis plus posée et plus sage, mais on s'entends également très très bien.

Et enfin, la gérante, ma responsable. J'aime bien cette femme en tant que personne, elle est attachante, touchante, et ayant une petite santé, je suis très empathique et compatissante vis à vis d'elle et de ses années de travail au sein de la boulangerie.
Pourtant, dans le cadre du travail, c'est vraiment un compliqué pour moi de gérer. Elle s'exprime parfois vulgairement face aux clients, cela me met très mal a l'aise. par exemple, elle n'hésite pas à dire d'une personne qui part "untel me casse les couilles". Ne se préoccupant pas des clients présents dans la boutique. Elle se dit maniaque et droite, dans le sens ou elle veut que les patisseries soient installées, dans un certains sens, que les baguettes soient dans un sens particulier, et pourtant, elle sert les viennoiseries avec ses mains, sans se servir des pinces, elle ne porte pas de gants pour la confection des sandwishes. Ce sont des détails mais pour moi, ces incohérences sont difficiles à gérer.

 

Ce que j'ai dû apprendre à faire

Je suis ravie parce que j'ai appris a faire pleins de choses que je ne savais pas faire auparavant, et que je n'envisageais pas d'apprendre à faire un jour, et le plus gros point, c'est de faire cuire du pain, en partant d'une grosse boule de pâte informe faite pour 10 baguettes.

 

 

 

vendeuse en boulangerie : mon nouveau travail !

Du coup, depuis des années, j'ai une estime de moi très basse et j'ai énormément de mal a admettre que je ne suis pas une "bonne à rien". Et j'avoue que j'ai franchement été fière de moi lorsque j'ai sorti du four la toute première fournée de pain que j'ai fais cuire. Bon maintenant je le fais très régulièrement, mais la première fois c'est .... Bref.

 

 

Le contact client, avec les habitués, avec les touristes

Le relationnel avec les clients est toujours quelque chose que j'apprecie, je suis souriante, naturelle et surtout très avenante. J'adore vraiment ça.

Avec les clients régulier, on peut discuter un peu, et les personnes agées apprecient particulièrement ce moment, c'est d'ailleurs la clientèle que je préfère, les habitués âgés.

Ils ont leurs petites habitudes, et adorent raconter leurs petits soucis, ils ont besoin de ça et je suis bon public pour ca.
Mais avec les habitués, il y a quand même quelques désagréments pour une personnalité comme la mienne, c'est que la boulangerie se transforme très rapidement en "radio potin" lorsque deux habitués se croisent, parfois ce n'est pas désagréable et on peut même sourire de certaines histoires, mais parfois, lorsque l'on nous prends a parti, c'est dérangeant.

Ensuite, dans notre petite boulangerie jouxtant un château réputé, nous croisons également de nombreux touristes, français et étrangers. Et je constate avec regrets que les touristes français sont plus exigeants et moins compréhensifs que les touristes étrangers, toutes origines confondues.

J'apprécie également de pouvoir travailler mon Anglais, et j'avoue que comme je suis la seule de la boulangerie a parler aussi bien Anglais, je me sens un peu valorisée, et mon estime de moi est dans ces moments là un peu redorée. J'apprécie surtout de passer d'une langue à l'autre aussi naturellement, et je ne pensais pas en être capable d'ailleurs.

 

L'ambiance au quotidien

Le quotidien n'est pourtant pas facile, et j'avoue que depuis que j'ai commencé, j'ai pleuré plusieurs fois, parce que la personne sensible que je suis à du mal a accepter certaines choses qui ne vont pas dans le sens de mes valeurs.

Le pire de tout, c'est l'ambiance entre le personnel des différents établissements appartenant à mes patrons. Dans cette rue, les patrons sont propriétaires de la boulangerie, mais également de la brasserie voisine, de l'hôtel restaurant qui suit, et enfin de la pizzeria quelques mètres plus loin. On se cotoie tous les jours et ... pfff. les petites histoires quoi. Beaucoup sont hypocrites et parlent dans le dos des autres employés et du coup, ca fait des histoires là ou il n'y en a pas.
Aussi, certaines attitudes du personnel directement dans la boutique me dérangent. La gérante, même si je l'apprécie, comme je l'ai dis plus haut, c'est compliqué. Le patissier également, mais c'est encore différent parce que je ne le porte pas particulièrement dans mon coeur, c'est un homme grossier et très "nature". il rote, pète, dans son labo, il urine dans le fond du jardin qui jouxte la terrasse et lorsque le soleil tape, l'odeur est insupportable et atteint la terrasse sur laquelle des clients mangent. Et ne prenant pas soin de lui, il renvoie une image d'un homme dégoûtant qui manque d'hygiène.

Ca c'était pour le négatif, mais bien sur, il y a énormément de positif, j'adore aller à la boutique, y passer du temps et parfois même je reste alors que j'ai débauché pour discuter. C'est fou je n'avais jamais eu envie de faire ca avant. Donc, c'est plutot positif dans l'ensemble. Et on rigole bien, entre nous, avec les clients, on a enormément d'humour.

 

Mal de dos, invalidité ?

C'est le gros black spot de ce boulot. Je passe de nombreuses heures à piétiner et du coup, comme j'ai de gros soucis de dos, le retour à la maison est parfois très douloureux. En faite, tant que je suis mobile, ca va, je peux gérer. La douleur arrive au moment ou je me "pose". J'ai de la difficulté a bouger ensuite, ca et le mal de pieds :S

 Lorsque j'étais préado, je me suis cassé le coccys et comme mes parents ont mis beaucoup de temps a prendre mes complaintes au sérieux, nous avons mis deux mois à s'en rendre compte. L'os fracturé s'est mal consolidé et un petit éclat frotte contre la queue de cheval, morceau de moelle épinière. Bref, vous comprenez que c'est pas sympa et douloureux. Alors que je passais mes journées à la maison avec une activité modérée, la douleur avait été gérée par un traitement médical et mon tapis d'acuponcture. je vous en parlais ICI.

Sauf que voilà, la reprise d'activité, les premiers jours ont été atroce, et on à considérablement augmenté le dosage de mon traitement.
La question de l'invalidité de niveau 1 s'est posé, et on attends d'avoir passé les deux premiers mois pour en rediscuter sérieusement et l'envisager. Même si j'ai du mal avec cette idée, je dois reconnaître que c'est compliqué quand ton corps refuse de suivre le dynamisme de ton esprit.

 

 

Conclusion

En conclusion, je voudrais simplement dire que j'adore mon boulot, au point que je supporte les cancanneries de mes collègues, celles de clients, les caprices des autres employés, d'aller contre mes valeurs en plus des douleurs que mon corps m'inflige.

J'ADORE MON JOB !!!!

 

Je m'excuse sincèrement de la longueur de cette article et si ca t'as plu, je partagerais très bientôt une liste de petites astuces que j'ai trouvé afin de travailler plus sereinement avec des personnes que l'on apprecie pas forcément !

Et toi, tu aimes ton boulot ? Tu fais quoi dans la vie, on en parle ?

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